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Paris essaie une ferme d’algues qui purifie l’eau et absorbe le carbone

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Cet article est également disponible en: Anglais, Chinois traditionnel

De Roger East chez Green Futures

La rapide augmentation des algues dans les eaux usées d’un gros block d’appartements à Paris paraît sans doute comme un méchant problème. Mais pour les entrepreneurs de Los Angeles, Riggs Eckelberry, connaisseurs dans le domaine, il s’agit d’un problème à trois solutions intelligentes. Cultivées dans un panneau de photobioreacteurs (PBR – un contenant scellé pour minimiser les contaminants) sur les toits en bordure des bâtiments, et nourries avec les impuretés des toilettes, ces chères algues transforment les eaux usées en eaux pures. Et la chaleur qu’elles procurent en se multipliant, est assez importante pour garder les résidants au chaud.

Il s’agit ici de bien plus qu’un système de transfert d’énergie pour capter une chaleur créée ailleurs. C’est aussi un procédé sophistiqué pour capter les biogas. Le côté le plus innovateur est de recueillir la chaleur directement du PBR. C’est la beauté de la « ferme urbaine d’algues », comme Eckleberry appelle ce projet ; on utilise plutôt que « user » le ratio haute-chaleur-énergie créé par la culture d’algues (la base de cette compagnie, Origin Oil, une pionnière en bioénergie d’algues). Vous obtenez entre une fois et demie et quatre fois la quantité de chaleur que vous consommez habituellement, mentionne-t-il.

La technologie est difficilement praticable à petite échelle, mais elle supporte sa théorie qu’il s’agit d’un système viable pour aider à chauffer un grand complexe d’appartements. OriginOil calcule que combler un panneau PBR, plutôt, qu’un système solaire, est compétitif dans les grands immeubles, une fois que vous dépassez une superficie supérieure de 4000 mètres carrés d’exposition à la lumière.

Et pourquoi essayer ceci à Paris ? Le projet pilote à la Défense, avec le partenaire de OriginOil, Ennesys, suit les politiques du gouvernement français qui requiert que tous les nouveaux immeubles soient des producteurs nets d’énergie et purifient leurs eaux eux-mêmes et naturellement d’ici 2020.

Cet article est originairement apparu dans Green Futures, le magazine d’experts indépendants en développement durable Forum for the Future. Image via Guillaume Cattiaux

Traduit de l’anglais par Felicia Todor.