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Villes Olympiques: Trois décennies d’héritage urbain

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Cet article est également disponible en: Anglais, Chinois traditionnel, Espagnol

De Melissa Meyer chez Future Cape Town

Los Angeles 1984

Les premiers jeux olympiques ayant enregistré un profit depuis 1932, furent les jeux de Los Angeles qui ont changé la façon dont les olympiques modernes était gérées. La ville a fait des ajustements aux stades existants, construisant seulement un vélodrome et un centre aquatique. Le profit total d’opération fut de 222,7 millions $, avec un impact économique encore plus vaste estimé à 3,3 milliards $. Les commanditaires corporatifs, les droits de télévision et la vente de billets ont pu alléger le fardeau des payeurs de taxes, et 40% des profits générés ont été dirigés vers plus de 1000 organisations et programmes sportifs.

Seoul 1988

Séoul a été initialement controversée lorsqu’elle a été choisie ville d’accueil des Jeux olympiques. Pourtant, certains reconnaissent maintenant que les jeux ont permis une transition vers la démocratie en Corée du Sud.  La peur des démonstrations politiques, du pouvoir militaire dictatorial et des manifestations, ont contribué à la déclaration de Juin 1987 qui a abrogé le pouvoir du Président Chun et conduit aux élections démocratiques en décembre de cette même année.  Les profits des Jeux ont initié le développement économique et le flux d’investissements à Séoul si bien que la Corée du Sud est devenue la troisième plus grande économie en Asie.

Les jeux de 1988 ont apporté à la Corée du Sud un héritage sportif incomparable : les programmes d’entrainement sportif et les ligues ont fleuri là où il n’y en avait guère. Yoon Kang-ro, un diplomate sportif coréen, affirme au journalKorea Times en 2007 : « Après avoir accueilli les olympiques, nos objectifs en général sont devenus beaucoup plus élevés».

 

Barcelone 1992

Largement considérée comme un modèle de réussite de Jeux olympiques, Barcelone a utilisé ce momentum pour repenser la marque et l’aménagement de la ville, servant comme outil catalyseur pour se positionner comme une des plus importantes destinations touristiques en Europe.

Les jeux ont rapporté 5 millions $ de profit en plus d’engendrer de nombreux efforts de revitalisation. Un des premiers secteurs à bénéficier de ces efforts ont été les plages de Barcelone, d’une longueur de 3,2 km (2 miles) créée pour les jeux et 1,6 km qui s’est rajouté depuis 1992. Ceci a considérablement encouragé le développement touristique. La ville a aussi construit un nouveau port en plus d’offrir les scènes olympiques les plus photogéniques et de booster Barcelone comme une plaque tournante du commerce.

Atlanta 1996

Atlanta bénéficie du plus important héritage des Olympiques modernes, malgré des jeux chaotiques ayant souffert des problèmes de transport, de critiques sur la commercialisation et d’une bombe fatale. Grâce à un nombre important de commanditaires, les jeux ont montré un bilan positif et la ville s’est départie de dettes importantes. Les deux principaux stades construits pour l’événement ont réussi leur transition vers un usage « après jeux », et accueillent maintenant les équipes de baseball et de football de la ville.

Le centre d’Atlanta a bénéficié le plus de cet héritage. Le Centennial Olympic Parka été la pièce centrale du plan de revitalisation, attirant dans sa périphérie de nouveaux gratte-ciels et un musée. Pendant la construction, ce parc olympique est devenu le plus grand espace vert en milieu urbain à être créé aux Etats-Unis en 25 ans et il attire chaque année des millions de visiteurs. 20 pourcents des taxes générées par les jeux ont été investies dans la revitalisation de certains secteurs les plus pauvres de la ville.

 

Sydney 2000

Même si les jeux de Sydney ont connu un grand succès, leur héritage est relativement minime. Le budget a presque doublé avant le début de l’événement, et la ville a payé un plus grand prix encore après leur déroulement. L’ancien chef de la planification Sue Holliday a même affirmé que la ville aurait eut intérêt à mieux planifier son programme d’héritage.

Le parc olympique de Sydney a formé la pièce centrale d’un concept de Jeux « verts ». 160 hectares de terrain désuet ont été transformés en un parc environnemental, qui représente maintenant avec son voisinage près de 640 hectares – un des plus grands parcs d’Australie. Malgré ceci, l’utilisation du parc a été faible jusqu’en 2005, lorsqu’un plan à plus long terme a été implanté.

 

Athènes 2004

Bien que l’événement fût couronné de succès, la capitale grecque a connu des jeux qui ont dépassé le budget planifié. Un manque de capitalisation et de planification résulte aujourd’hui en une sous-utilisation des infrastructures. À cela s’ajoutent des promesses non tenues de nouveaux parcs et d’infrastructures de transport, ayant causé des inondations et une circulation accrue. Le gouvernement a aussi décidé de financer les jeux à partir du budget public d’investissement, sans adopter une stratégie à long terme pour l’utilisation « après jeux ».

L’héritage positif de ces jeux de 2004 a été l’expansion et la modernisation de l’aéroport international d’Athènes, capable d’accueillir aujourd’hui un trafic aérien plus important provenant d’Europe. Le réseau de métro a également bénéficié de la construction d’une nouvelle ligne de 28 stations sur 27 kilomètres.

 

Beijing 2008

Bien qu’ils soient les jeux les plus chers de l’histoire olympique, les jeux de Beijing ont évité de laisser le pays endetté. Disposant de suffisamment de capital pour financer les développements, Beijing s’est dotée d’un nouveau terminal à l’aéroport, d’un nouveau métro et d’autoroutes, et d’une amélioration des espaces publics, sans récolter une dette écrasante. Toutefois, alors que certains équipements sont utilisés, d’autres infrastructures importantes comme le Bird’s Nest Stadium, sont restés largement sous-utilisés.

Suite à l’annonce officielle de Beijing comme étant la ville d’accueil de 2008, les inquiétudes face à la qualité de l’air ont immédiatement commencé. Un nombre d’athlètes ont manifesté leur peur d’assister aux compétitions, forçant Beijing a implanter des mesures drastiques telles que la fermeture temporaire ou la relocalisation des certaines usines, et la réduction de 30 pourcents des émissions des usines chimiques et d’énergie.

L’intervention la plus drastique a été de voir la moitié des voitures de Beijing interdites sur les routes un mois avant les jeux. Les voitures avec les numéros de plaque pairs étaient interdites lors des journées paires, et les impairs les journées impaires. Cette intervention a résulté en une réduction de 47 pourcents des niveaux de dioxyde de carbone. Même si ces politiques n’ont été que temporaires, les préparations de 2008 ont prouvé que les grandes villes peuvent améliorer la qualité de l’air si elles en sont motivées.

Villes Olympiques (Olympic Cities) est une collaboration entre This Big City et les parutions de  Future Cape Town sur les jeux olympiques de Londres 2012, du 27 juillet au 12 août 2012.

Images courtoisie de M. LittlehandJustin OrnellasSean MacEnteeeschipul,mjog*Metro Centric, et Richard Weil sur flickr 

Traduit de l’anglais par Felicia Todor.